Qui suis-je ? Ma Pratique

« Ce bonheur permanent d’apporter de l’aide à l’autre à mieux vivre »// Aider l’autre à mieux vivre ?

Mes 20 ans d’exercice de cette profession passionnante m’ont amené à observer et contribuer avec bienveillance au mieux-être de nombre de mes patients confrontés à leurs problématiques.

L’ENFANT OU L’ADOLESCENT

 J’ai vu des enfants avec leurs difficultés (scolaires, comportementales) évoluer vers la résolution de leurs problèmes.

Par exemple, un enfant qui ne parvient pas à se concentrer à l’école, qui rencontre des problèmes de comportements (violence, agressivité verbale ou physique) ne doit pas être considéré comme un fainéant ou un asocial mais souvent comme un enfant « préoccupé » dans sa tête par des soucis dont nous ignorons tout ou dont il ne parle pas, parfois parce qu’il les méconnaît lui-même

Son comportement alors n’est que le symptôme d’une souffrance, de problèmes qu’il rencontre mais dont il ne dit mot. Sans aide, petit à petit, il risque de s’enfermer dans son mal être et de ne plus croire en de possibles solutions. Il perd confiance en lui, dans le monde qui l’entoure et en l’absence de mots pour exprimer ses ressentis, il agit en actions.

LES COUPLES

Il en va de même pour les COUPLES en crise qui ne parviennent plus à s’entendre, à se parler. Chacun enfermé dans sa propre souffrance, il leur est souvent impossible de déterminer le nœud de leurs problèmes. Ils ne savent alors plus se parler, s’entendre, et restent éloignés de leur ressenti et de celui de l’autre.

Sans en avoir conscience, ils rejouent souvent des scénarios qu’ils ont vécus, vus, et ils deviennent prisonniers de quelque chose qui les dépassent et qu’ils ne comprennent pas.

Des séances peuvent les aider à y voir plus clair au fur et à mesure et à avancer vers les solutions possibles.

LA FAMILLE

Pour ce qui est des familles, on retrouve également des incompréhensions de part et d’autre et la souffrance de chacun s’ajoutant les unes aux autres, plus personne ne parvient à comprendre ce qui se joue et surtout comment en sortir.

Là aussi, si la volonté d’améliorer les relations existe, comme j’en ai souvent été témoin au fil de mes séances, l’échange par la parole peut se renouer et les personnes se débarrassant de leur propre souffrance deviennent capables d’entendre celle des autres. Mus par leur désir commun de finalement repartir sur une construction solide, ils sont alors débarrassés de ce qui parasitaient leurs inter réactions.

On pourrait presque dire que l’amour triomphe.

Là aussi, les solutions possibles ne leur apparaissent pas et pourtant elles existent.

J’ai souvent assisté à ces mêmes craintes exprimées clairement ou pas de personnes redoutant d’effectuer ce travail thérapeutique. Ces peurs souvent exprimées comme :

-J’ai peur de perdre mon adolescent, qu’il se détourne de moi s’il fait un travail sur lui-même

-Je ne veux pas juger mes parents

-J’ai peur que ce travail sur mon couple le fasse exploser

Toutes ces craintes bien entendables ne démontrent en fait qu’une seule chose :  à quel point nous avons peur, nous humains de ne pas être aimés, que si l’on va en profondeur, nous pouvons être jugés comme non aimables ou abandonnés.

Mon expérience en ce domaine m’a prouvé tout le contraire. Se parler, oser se dire les choses, oser être authentique sont des facteurs de rapprochement des êtres humains plutôt que d’éloignement. Combien il nous est difficile et angoissant que d’oser prendre le risque d’être nous-mêmes et pourtant, c’est bel et bien cela qui nous rend attachant et unique.

LA PERSONNE ET SON MAL-ETRE, SA SOUFFRANCE

Tel l’Albatros de Baudelaire, cette incroyable lourdeur que l’humain éprouve parfois, cette difficulté à vivre, à être qui peut aller jusqu’à une souffrance profonde que l’on ressent sans en comprendre le pourquoi.

Je dis souvent à mes patients : – Chacun de nous faisons ce que nous pouvons avec ce qu’on a, qui peut revenir à dire ce qu’on EST. Mais c’est ce qu’on A qui pose question, car de quoi s’agit-il et est-ce vraiment ce que nous SOMMES ?

Dans ce qu’on a, il y a nos bagages, ces fameux bagages plus ou moins lourds qu’on nous a donnés, laissés à porter et qui sont devenus les nôtres.  

Là aussi, aucun jugement car ceux qui nous les ont donnés n’ont-ils pas fait eux aussi comme ils ont pu ? Quoiqu’il en soit, ce qu’on nous a donné, dit, insufflé, fait croire depuis petit, ce que nous avons ressenti, inscrit en nous, peut agir à notre insu, voire parfois contre nous-même. C’est là que nous pouvons nous mettre des bâtons dans les roues sans comprendre comment et pourquoi.

Sommes-nous condamnés alors à assister, impuissants, à ces comportements qui sont les nôtres et que pourtant nous ne comprenons pas ? Notre pensée nous fait entendre que ça nous cause du tort, mais nous répétons sans cesse et rejouons ces mêmes scenarios ou erreurs en pensant : « c’est plus fort que moi ».

NON ! Nous ne sommes pas condamnés à reproduire et c’est là toute la merveille du travail thérapeutique : nous pouvons aussi et avant tout être acteur de notre vie, de notre bonheur.

La psychanalyse, la thérapie vous aide à débusquer avec bienveillance, sans jugement aucun ce « c’est plus fort que moi, j’ai beau savoir je n’y arrive pas, quelque chose me bloque, me fait répéter les mêmes erreurs, me fait ressentir des peurs, des angoisses, me fait me penser ne jamais être capable de…….ce que rationnellement, en y réfléchissant, je ne comprends pas ».

La psychanalyse, la thérapie, vous aide à « débusquer » avec bienveillance, sans jugements aucuns ces fameux bagages, ces jugements négatifs sur nous-même, ces croyances inscrites en nous qui sont aussi à la base de notre souffrance et à la pensée finalement que nous avons de nous-même.

Car ce vécu depuis notre enfance, ces peines, ces manques, ces certitudes négatives agissent sous formes d’actes que nous posons tout au long de notre vie et peuvent souvent être la source de notre souffrance, angoisse, doutes. L’inverse est également vrai : un manque immense peut avoir créer chez nous une demande d’amour ou de reconnaissance si importante qu’elle sera impossible à combler pour tout autre.

Après avoir fait soi-même une analyse didactique, avoir éjecté des cadavres des placards, l’analyste, le thérapeute, ne peut porter aucuns jugements puisqu’il a connu ses propres égarements, il a connu les difficultés par lesquelles passe tout patient. A l’aide de la connaissance apportée par sa pratique, il peut comprendre ce qui se joue dans la séance et son écoute bienveillante et active sur un plan thérapeutique aide le patient à avancer, à découvrir et résoudre les nœuds de sa propre problématique.

Cette écoute est aidante, fait travailler la personne activement et réellement mais le thérapeute n’apporte pas de conseils en tant que tels : c’est de votre propre chemin dont il s’agit, vos propres maux, votre histoire et donc seules seront importantes vos propres solutions de résilience.  

Il n’est pas et ne doit pas être un gourou qui vous indiquerait une voie toute tracée, jamais, juste celui qui vous aide à entendre vos propres maux, mots et avancer dans la résilience.

Une personne qui vous donnerait ces solutions ne vous apprendrait pas à découvrir que vous avez la capacité de vos propres réponses et ne ferait que vous maintenir dans un système d’assistanat, vous empêchant de réaliser votre réelle capacité à être acteur de votre vie.

 On ne devient pas psychanalyste, psychothérapeute, par hasard : on a été « interrogé », « interpelé » par des comportements, des souffrances dans notre entourage et souvent depuis notre plus jeune âge.

« Mais que se passe-t-il dans l’esprit, dans la tête ? » disais-je enfant.  

Ma psychanalyse didactique, mes formations en thérapies, en EMDR ont été des chemins qui m’ont aidé à approcher, à saisir les bagages que nous, êtres humains, transportons sans le savoir et qui nous mettent des bâtons dans les roues avant la chute.

La psychanalyse, les thérapies, les thérapies de couples ou familiales sont chacune différentes, et forment des aides réelles, des réponses à des problématiques précises et distinctes.

La durée du travail est donc aussi variable selon les problématiques personnelles (les thérapies peuvent être brèves comme beaucoup plus longues).

Ce voyage de vous-même en vous-même, vous ne le faites pas seul. C’est là ma place, à côté, juste à côté de vous, soulignant ce que j’ai entendu de votre dire, alors que vous n’aviez pas porté votre attention à ce moment-là sur ces mots, vous aidant cette fois à ne plus refouler vos maux (mots) qui surgissent mais les révélant au contraire au grand jour. C’est cela qui vous permettra de vous entendre, et enfin de vous découvrir vous-même.

A la fin de chaque travail avec mes patients, j’ai vu repartir de mon bureau un Albatros (Baudelaire) si différent de son arrivée. Non pas qu’il ne boitera plus, non, mais juste déchargé de ses souffrances, allégé enfin pour prendre SON envol.

Un envol lesté de ses bagages qui n’étaient pas vraiment les siens mais qu’il s’était approprié.

Un envol vers ce voyage magnifique qu’est la vie avec tellement moins d’entraves qu’au départ.